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Posts Tagged ‘pelesch’

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„Im Urwald, wo die Tannen übereinander gestürzt sind und sich mit Moos und Farn, Storchschnabel und Vergissmeinnicht bedeckt haben, da saß ich auf einem Stein und sah in den Pelesch.

Und der Pelesch tanzte daher, so wild, so ungestüm, so schaumig und frisch, wie das Bergkind, das er ist. Er kennt keinen Zügel und keine Arbeit. Lesen und Schreiben hat er nicht gelernt. Er sagt, die Feen könnten es selber nicht, die drinnen im Berge wohnten, aus dem er kommt, und darum hätten sie’s auch nicht gelehrt.

Aber was können sie denn dann, die Feen? Der Pelesch sah mich groß an. ‚Was für eine Einbildung!‘, rief er, ‚als ob euer Lesen und Schreiben was wäre!‘ Und nun begann er, mir zu erzählen, was die alles können …“

Pelesch im Dienst“ von Carmen Sylva (Königin von Rumänien, geb. Prinzessin zu Wied, 1843-1916), in: „Aus Carmen Sylvas Königreich“, Bd. 1: „Rumänische Märchen“, Neuausgabe 2013.

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Neuausgaben der Märchen Carmen Sylvas:

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Aus Carmen Sylvas Königreich. Gesammelte Märchen und Geschichten für Kinder und Jugendliche von Carmen Sylva. Herausgegeben und mit einem Vorwort von Silvia Irina Zimmermann, mit Abbildungen aus dem Fürstlich Wiedischen Archiv Neuwied, 2 Bände (Band 1: Rumänische Märchen und Geschichten, Band 2: Märchen einer Königin), Stuttgart, ibidem-Verlag, 2013.

Carmen Sylva, Pelesch-Märchen. Herausgegeben und mit einem Nachwort von Silvia Irina Zimmermann, mit Abbildungen aus dem Fürstlich Wiedischen Archiv Neuwied, Stuttgart, ibidem-Verlag, 2013.

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pelesch im dienst

„Geh nur arbeiten!“, sagte der Pelesch. „In deines Königs Dienst ist man gern; denn er ist gerecht und gut und was er verlangt, das tu ich ohne Besinnen. Wenn er sagt: Pelesch! Mehr Wasser!, dann fliege ich unters Dach. Wenn er sagt: Pelesch! Ich brauche mehr Licht!, dann stürze ich mich auf die Turbinen und gebe ihm Licht, so viel er will. Wenn er sagt: Pelesch! Wir müssen leider noch Holz haben!, dann säge ich drauf los und frage nicht, was er für Bäume genommen hat, denn er weiß schon. Und wenn er einen Wasserfall haben will, dann springe ich ihm so lange vor, bis ich’s ihm recht mache. Viel Mühe und Arbeit haben wir gehabt, dein König und ich. Aber nun geht alles sehr schön! Du wirst schon sehen! Und deine Feder ist auch gefüllt; du brauchst sie nur in die Hand zu nehmen; sobald sie das Papier unter ihren Füßchen fühlt, dann fliegt sie von selber, du wirst ihr kaum nachkommen mit deinen Gedanken!“

 „Pelesch im Dienst“

von Carmen Sylva (Königin von Rumänien, geb. Prinzessin zu Wied, 1843-1916)

 „Aus Carmen Sylvas Königreich“, Bd. 1: „Rumänische Märchen“, Neuausgabe 2013.

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Neuausgaben der Märchen Carmen Sylvas:

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Aus Carmen Sylvas Königreich. Gesammelte Märchen und Geschichten für Kinder und Jugendliche von Carmen Sylva. Herausgegeben und mit einem Vorwort von Silvia Irina Zimmermann, mit Abbildungen aus dem Fürstlich Wiedischen Archiv Neuwied, 2 Bände (Band 1: Rumänische Märchen und Geschichten, Band 2: Märchen einer Königin), Stuttgart, ibidem-Verlag, 2013.

Carmen Sylva, Pelesch-Märchen. Herausgegeben und mit einem Nachwort von Silvia Irina Zimmermann, mit Abbildungen aus dem Fürstlich Wiedischen Archiv Neuwied, Stuttgart, ibidem-Verlag, 2013.

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musiksaal-carmensylva

Gedicht “Im Musiksaal von Sinaia” aus: Carmen Sylva („Thau“, 1900)

Die Königin an der Orgel im Königspalais Bukarest

Unten: Alte Ansichten aus Schloss Pelesch, Sinaia (großer Empfangs- und Musiksaal und kleiner Musiksaal der Königin)

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«Pour le pittoresque de la chose, je relaterai … une excursion dans les Carpathes, dont la reine fut l’héroïne.

peles-noapteS’étant prématurément installé à Castel-Pélesch, elle y vécut seule et à sa guise, pendant une semaine que le roi était retenu encore à Bucarest, et eut la fantaisie de mettre à profit sa liberté pour visiter des sites agrestes, où le roi, par crainte qu’elle ne se fatiguât, ne l’autorisait point à se rendre.

Le but choisi fut un petit couvent que l’on pouvait atteindre après six heures de chevauchée dans la montagne, blotti dans une gorge, dénommée la Pechtera, à l’autre versant du massif. Pour avoir accompli le pèlerinage deux ou trois fois, je savais qu’on y risquait la courbature. Mais la reine, intrépide, ne se laissa point décourager.

L’expédition fut donc organisée à l’insu du roi, et un matin de juin, vers les six heures, un important attroupement se forma devant le château. Les écuries royales ne fournissant point les montures nécessaires à ce genre de randonnée, des paysans avaient, loué des chevaux, bêtes douces et résistantes, mais mal nourries et dont, le poil sent fort mauvais. Des selles en bois rembourrées de coussins n’assuraient qu’un médiocre agrément à des reins délicats ; et le pis est que les dames seraient contraintes de s’y seoir à califourchon, selon l’usage du pays. Le plus noble de ces coursiers, fort apparenté à Rossinante, fut réservé à Sa Majesté. Elle était bonne écuyère, mais ainsi juchée, et la première à en rire, elle gardait mal l’équilibre et son béret vacillant marquait son incertitude. Les demoiselles d’honneur réglèrent leur attitude sur celle de la souveraine, et quand, après quelque confusion dans les rangs

où se mêlaient soldats de corvée et domestiques, la caravane s’ébranla, ces dames savaient où le bât les blessait (…)

 

Et le déjeuner eut lieu, sous l’œil émerveillé et bienveillant des caloyers, au plein air, malgré la bruine qui humidifiait les visages et les mains. Une gaieté un peu factice animait les convives qui appréhendaient la longueur du retour par un temps de plus en plus menaçant. Passer la nuit dans une des fermes disséminées par la vallée, c’eût été bon pour des touristes ordinaires, mais était impraticable pour la reine, et M. le secrétaire, un peu responsable de l’expédition et seul cavalier auprès de Sa Majesté dont l’état-major se composait de demoiselles, ne laissait pas d’être perplexe. Et ce fut rapidement qu’on explora la grotte et accomplit de menues dévotions dans la chapelle que sa voûte obscure abrite. Une éclaircie raffermit les courages; après un peu de repos, la caravane refit en sens inverse le chemin du matin, assez allégrement (…)

 

scheffer-robertMaintenant, on arrivait au haut du col, et l’abrupte et rocailleuse descente, périlleuse en l’occurrence, se préparait. L’averse cinglait, le tonnerre grondait. Il n’y avait plus moyen de se tenir à cheval. Les bêtes roulaient dans les éboulis, et des pieds délicats s’enfonçaient dans le sol visqueux, se heurtaient aux aspérités des cailloux. Vaillamment la reine et ses alertes demoiselles supportaient ce mal encombre. Mais on avançait péniblement, le temps passait, et, la nuit était venue quand on entra dans la forêt (…)

 

Dès le lendemain, le roi, qu’on n’attendait pas si tôt, arriva à Castel-Pélesch. L’équipée ne lui avait pas trop plu, et il nous le montra. Pendant l’après-midi, la veille, le préfet de police l’avait tenu heure par heure au courant de la violence de l’orage, et au sujet de la reine qu’il savait engagée dans les montagnes inhospitalières, son angoisse avait été extrême. Il nous fit pendant quelques jours grise mine de ce que le ciel avait été inclément, et Sa Majesté encourut quelques reproches sur cette fugue prémédité dans le secret. On ne recommença pas d’ailleurs, peut-être parce que l’occasion ne se présenta plus; ou bien l’expérience avait-elle été trop pénible…»

 

 

Source : Robert Scheffer, „Orient royal. Cinq ans à la cour de Roumanie“, Paris, 1918.

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